Combien vous pouvez retirer de votre assurance-vie chaque mois, combien de temps le contrat tiendra, et ce que l'impôt prélèvera vraiment, avant comme après 8 ans. Fiscalité 2026 appliquée année par année.
| Année | Valeur début | Versements | Gains | Retraits bruts | dont gains | Abattement | Impôt | Prél. sociaux | Net perçu | Valeur fin |
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Un retrait d'assurance-vie n'est imposé que sur sa part de gains, jamais sur l'argent que vous avez versé. Avant 8 ans, cette part supporte 12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux. Après 8 ans, elle bénéficie d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis d'un taux de 7,5 %, et toujours de 17,2 % de prélèvements sociaux. Le retrait est possible à tout moment, quel que soit l'âge du contrat.
Un retrait, que les assureurs appellent rachat, se demande à tout moment auprès de votre assureur ou de votre conseiller, sans avoir à le justifier. Trois formes existent :
Délai. L'assureur dispose de deux mois au maximum pour verser les fonds, selon le Code des assurances. En pratique, comptez quelques jours à trois semaines, un peu plus si une partie est investie en unités de compte à vendre.
Frais. La grande majorité des contrats ne facturent pas les retraits. Vérifiez néanmoins les conditions générales du vôtre, certains contrats anciens en prévoient pendant les premières années.
Chaque euro retiré contient, au prorata, une part du capital versé et une part de gains. Si votre contrat vaut 100 000 € pour 80 000 € versés, il contient 20 % de gains : sur un retrait de 10 000 €, seuls 2 000 € sont imposables. Les 8 000 € restants sont votre propre argent qui vous revient, sans impôt.
C'est pour cela que la barre « composition de vos retraits » du simulateur montre souvent une majorité de capital : sur un contrat récent, l'impôt pèse très peu.
Avant le huitième anniversaire du contrat, la part de gains retirée supporte 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 %, sans abattement. Vous pouvez opter pour le barème progressif de l'impôt si votre taux marginal est inférieur à 12,8 %.
Retirer avant 8 ans n'est donc pas un drame : la fiscalité ne porte que sur les gains, et un contrat jeune en contient peu.
Une fois le contrat âgé de 8 ans, l'ancienneté se comptant depuis la date d'ouverture et non depuis chaque versement, trois règles s'appliquent :
Exemple : sur le même contrat contenant 20 % de gains, un retrait de 40 000 € comporte 8 000 € de gains. Après l'abattement de 4 600 €, 3 400 € sont taxés à 7,5 %, soit 255 € d'impôt, auxquels s'ajoutent 1 376 € de prélèvements sociaux. Sur 40 000 € retirés, l'impôt total représente environ 4 %.
Après 8 ans, aucun impôt sur le revenu n'est dû tant que les gains retirés dans l'année restent sous l'abattement. Le montant de retrait correspondant se calcule simplement : abattement ÷ part de gains du contrat.
Sur un contrat qui contient 20 % de gains, vous pouvez retirer jusqu'à 23 000 € par an sans impôt sur le revenu (4 600 ÷ 0,20), et jusqu'à 46 000 € pour un couple. Seuls les prélèvements sociaux restent dus, soit environ 790 € sur 23 000 €. Plus le contrat est riche en gains, plus ce plafond baisse : à 50 % de gains, il tombe à 9 200 € par an pour une personne seule.
D'où l'intérêt de retraits réguliers plutôt que d'un gros retrait ponctuel : l'abattement non utilisé une année est perdu.
La fiscalité des retraits ne change pas avec l'âge : après 70 ans, ce sont les mêmes règles qu'avant. Ce qui change, c'est la transmission. Les sommes versées après 70 ans bénéficient d'un régime successoral moins favorable que celles versées avant, et tout ce que vous retirez sort du cadre successoral de l'assurance-vie. Un retrait se décide donc aussi en fonction de ce que vous souhaitez transmettre : la page assurance-vie et transmission détaille ces règles.
Lors du retrait, l'assureur prélève directement les prélèvements sociaux de 17,2 %, ainsi qu'un acompte d'impôt de 7,5 % (contrat de plus de 8 ans) ou de 12,8 % (moins de 8 ans) sur la part de gains. L'abattement n'est appliqué qu'au moment de votre déclaration de revenus, l'année suivante : si l'acompte versé dépasse l'impôt réellement dû, l'excédent vous est restitué.
Vous pouvez demander à être dispensé de cet acompte si votre revenu fiscal de référence d'il y a deux ans est inférieur à 25 000 € (50 000 € pour un couple). Le simulateur affiche l'impôt définitif, après abattement.
Le rendement est supposé constant : en réalité, les unités de compte fluctuent, et une mauvaise année au début des retraits pèse plus lourd qu'une mauvaise année au milieu. Sur le fonds en euros, les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année sur les intérêts, et non au moment du retrait ; le simulateur les rattache aux retraits, ce qui ne change pas leur montant total. Pour comparer avec une autre enveloppe, voyez le comparatif assurance-vie ou PER.
Seule la part de gains contenue dans le retrait est imposée, au prorata de la valeur du contrat. Avant 8 ans : 12,8 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux. Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes versées, et toujours 17,2 % de prélèvements sociaux.
Oui, à tout moment et sans justification. Les 8 ans ne conditionnent pas la disponibilité de l'épargne, seulement sa fiscalité. Sur un contrat récent, la part de gains est faible et l'impôt l'est aussi.
Après 8 ans, autant que vous voulez tant que la part de gains des retraits de l'année reste sous 4 600 € (9 200 € en couple). Sur un contrat contenant 20 % de gains, cela représente 23 000 € de retraits par an pour une personne seule. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains.
L'assureur doit verser les fonds dans un délai maximal de deux mois. En pratique, le versement intervient généralement en quelques jours à trois semaines.
La grande majorité des contrats ne facturent pas les retraits. Certains contrats anciens prévoient des frais pendant les premières années : vérifiez vos conditions générales.
Non. Les retraits sont imposés de la même façon avant et après 70 ans. L'âge de 70 ans compte pour la transmission des capitaux au décès, pas pour la fiscalité des retraits.
Oui, la part de gains figure sur votre déclaration de revenus, généralement préremplie à partir des informations transmises par l'assureur. C'est à cette occasion que l'abattement est appliqué et que l'éventuel trop-perçu d'acompte vous est remboursé.
Non. La hausse à 18,6 % vise notamment le compte-titres et le PEA. L'assurance-vie en est exclue et reste à 17,2 %.
Le bon montant, le bon rythme et le bon contrat dépendent de votre âge, de vos autres revenus et de ce que vous voulez transmettre.
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