Combien un versement sur un plan d'épargne retraite vous fait vraiment économiser, jusqu'à quel montant il reste efficace, et ce qu'il peut représenter à la retraite. Barème 2026, quotient familial et plafonds salarié ou indépendant inclus.
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Chaque euro versé sur un PER est déduit de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond. L'économie dépend de votre tranche marginale : pour 1 000 € versés, elle est de 110 € à 11 %, 300 € à 30 %, 410 € à 41 % et 450 € à 45 %.
En contrepartie, l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas particuliers, et les sommes déduites seront imposées à la sortie.
Le versement vient en déduction de votre revenu imposable. L'impôt est donc recalculé sur un revenu plus faible, et l'économie correspond au taux de la tranche la plus haute dans laquelle tombe votre revenu, appelée tranche marginale d'imposition.
Attention au piège : si votre versement fait descendre votre revenu sous le seuil de votre tranche, la partie qui dépasse ne vous fait plus économiser que le taux de la tranche inférieure. C'est pourquoi le simulateur indique le versement le plus efficace, celui qui reste entièrement dans votre tranche actuelle.
Dans le second exemple, le versement fait passer le revenu du couple sous le seuil de la tranche à 30 % : les derniers euros versés ne font plus économiser que 11 %. Avec 4 842 € versés, le couple aurait obtenu l'essentiel de l'économie.
Pour un salarié, le plafond correspond à 10 % des revenus d'activité de l'année précédente, nets de frais professionnels. Il ne peut pas être inférieur à 4 710 €, même sans revenus, ni dépasser 37 680 €. Les cotisations à certains dispositifs d'entreprise viennent en diminution.
Pour un indépendant, le plafond est calculé sur le bénéfice imposable : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), plus 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS. En 2026, avec un PASS de 48 060 €, cela donne un minimum de 4 806 € et un maximum de 88 911 €.
Les plafonds non utilisés ne sont pas perdus : ils s'ajoutent à votre plafond de l'année et figurent sur votre avis d'impôt. Ils sont reportables trois ans, et cinq ans pour les plafonds générés à partir de 2026. Un couple marié ou pacsé peut aussi mutualiser ses plafonds : l'un peut utiliser celui de l'autre.
Ce que vous déduisez aujourd'hui sera imposé à la retraite. En capital, la part qui correspond à vos versements déduits est soumise au barème de l'impôt sur le revenu, donc à votre tranche de l'époque. Les gains supportent la flat tax de 31,4 % : 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux, taux relevé en 2026. En rente, celle-ci est imposée comme une pension.
Tout se joue sur l'écart entre votre tranche d'aujourd'hui et celle de la retraite. Si vous déduisez à 30 % et ressortez à 11 %, vous gagnez 19 points sur chaque euro versé. Si vous ressortez dans la même tranche, l'avantage fiscal se limite au report de l'impôt, et c'est surtout le placement qui travaille. Le simulateur vous laisse choisir votre tranche à la retraite pour voir la différence.
Le PER est donc d'autant plus intéressant que votre tranche est élevée aujourd'hui et le sera moins à la retraite. À l'inverse, dans la tranche à 11 %, l'avantage est mince : on peut alors renoncer à la déduction ou préférer une assurance-vie. Le comparatif assurance-vie ou PER détaille ce choix.
Depuis la loi de finances pour 2026, les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Il reste possible de verser, mais sans avantage fiscal à l'entrée. Les gros versements se préparent donc avant cet âge.
L'impôt est calculé avec le barème 2026, appliqué aux revenus de 2025. Un versement fait en 2026 sera déduit des revenus de 2026, imposés avec le barème 2027, qui ne sera connu qu'au vote de la loi de finances : l'écart est généralement faible. Le simulateur tient compte du quotient familial et de son plafonnement, ainsi que de la décote, mais pas des réductions et crédits d'impôt, ni de la contribution sur les hauts revenus. Le plafond du salarié est estimé à partir du revenu imposable du foyer : celui de votre avis d'impôt, qui tient compte de vos revenus exacts et de vos plafonds non utilisés, fait foi. La projection suppose un versement et une économie identiques chaque année, avec un rendement constant, puis une sortie en capital en une fois. L'impôt sur les versements déduits est calculé au taux de la tranche choisie : en réalité, ce capital s'ajoute à vos autres revenus de l'année, et il peut être retiré en plusieurs fois pour lisser l'impôt.
Tout dépend de votre tranche marginale. Le versement le plus efficace est celui qui reste dans votre tranche actuelle : au-delà, chaque euro supplémentaire ne fait plus économiser que le taux de la tranche inférieure. Le simulateur calcule ce montant pour vous, dans la limite de votre plafond de déduction.
Pour un salarié, 10 % des revenus d'activité de 2025 nets de frais, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 €, augmenté des plafonds non utilisés des années précédentes. Pour un indépendant, 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS, plus 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS, soit au maximum 88 911 € et au minimum 4 806 € en 2026.
Sur votre dernier avis d'impôt, à la rubrique « plafond épargne retraite ». Il tient compte des plafonds non utilisés des années précédentes. Pour un couple marié ou pacsé, chacun a son plafond, et l'un peut utiliser celui de l'autre.
L'économie est faible : 110 € pour 1 000 € versés. Comme les sommes déduites sont imposées à la sortie, l'intérêt fiscal est limité si votre tranche à la retraite est la même. On peut alors renoncer à la déduction, ou préférer une assurance-vie, plus souple.
Jusqu'au 31 décembre. Les versements de l'année sont déduits des revenus de cette même année, déclarés au printemps suivant. L'économie apparaît donc sur l'avis d'impôt de l'année d'après.
Oui, dans certains cas : achat de la résidence principale (sauf pour les versements obligatoires d'entreprise), décès du conjoint, invalidité, surendettement, fin des droits au chômage, liquidation judiciaire de son entreprise. Hors de ces cas, l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite.
Non. Depuis la loi de finances pour 2026, les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Il reste possible de verser, mais sans avantage fiscal à l'entrée.
En capital, la part qui correspond aux versements déduits est soumise au barème de l'impôt sur le revenu, et les gains au prélèvement forfaitaire de 31,4 % (12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis 2026). En rente, celle-ci est imposée comme une pension de retraite. La déduction à l'entrée est donc surtout un report d'impôt, d'autant plus intéressant que votre tranche baisse à la retraite.
Le bon montant dépend de vos revenus de cette année, de ceux des années suivantes et de votre situation à la retraite.
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